La prévention des maux de dos

La formation des kinés :

L’URPS a proposé des formations gratuites pour les MK souhaitant devenir préventeurs des maux de dos dans le milieu scolaire. Les objectifs étaient de :

illustration formation kiné
  • Maîtriser les outils pour une intervention clé en main :
    → Assimiler la méthodologie « learning by doing »
    → Maîtriser les étapes de la construction de cette action
  • Rencontrer un professeur des écoles qui donne des conseils sur les différentes approches pédagogiques.
  • Construire une session de prévention en suivant le cahier des charges proposé par l’URPS (joint en annexe) et en s’inspirant de la simulation de session courte de M. Catteau. Proposer des pédagogies ludiques. Outils transmis lors de la formation : aide à la construction d’un atelier, courrier-type à envoyer aux écoles, brochure pour les écoles, exemples d’animation pour les ateliers.

A ce jour, 60 MK ont été formés et 21 MK sont sur liste d’attente.

Les ambitions de l'URPS MK :

  • Obtenir le soutien de l’ARS (pour développer les formations de kinésithérapeutes préventeurs et intégrer ensuite les écoles par exemple)
  • Obtenir le soutien des académies pour que cette action soit dupliquée
  • Mettre en relation les écoles et les MK formés
  • Évaluer les interventions dans la région : état des lieux

Retour en images d’une des sessions de formation.

Merci aux participants pour leur bonne humeur et les échanges !

prévention des maux de dos

Objectifs : reproduire les ateliers, clés en main. Le contenu, les outils, l’affiche, l’évaluation, le courrier afin d’aborder les écoles avec le « label » de l’URPS, etc.
Si vous souhaitez participer à la formation « Prévention des maux de dos dans les écoles », informez le secrétariat de l’URPS MK HDF à contact@urps-mk-hdf.fr

Prévention des maux de dos
Prévention des maux de dos

L’URPS a expérimenté cette méthodologie dans plusieurs écoles (cf rapport ci-dessous).
Les MK ayant suivi cette formation et souhaitant reproduire cette méthodologie auront le soutien de l’URPS auprès des écoles.

Le rôle du kiné

SUJET DE L’EXPÉRIMENTATION
Prévenir les problèmes de dos chez les collégiens grâce à l’intervention d’un professionnel de santé spécialisé: le kinésithérapeute.

RÔLE DU MASSEUR KINÉSITHÉRAPEUTE
Le masseur kinésithérapeute, en tant que professionnel de santé légitime, souhaite faire passer un message d’actualité avec une pédagogie basée sur l’échange et le « learning by doing ».

RÔLE DE L’URPS MK HAUTS-DE-FRANCE
L’Union Régionale des Professionnels de Santé soutient les projets correspondant aux missions de l’association.

Dans le cadre de ses missions définies par décret, L’URPS participe à des actions dans le domaine de la prévention [« s’engager dans des actions du domaine de la prévention, de la promotion de la santé et de l’éducation thérapeutique »].

Cette mission valorise les compétences du masseur-kinésithérapeute.

Mobilisation kinés

PARTENARIAT
Monsieur Catteau Marc a sollicité l’URPS MK HDF afin de le soutenir méthodologiquement et financièrement dans son projet. La difficulté que rencontrait Monsieur Catteau pour entrer dans les écoles, nécessitait l’appui de l’URPS. Une demande de subvention a été adressée et acceptée. Ainsi, l’URPS a contacté chaque collège de la métropole Lilloise (car il s’agit du secteur de Monsieur Catteau), a pris à sa charge l’impression des questionnaires avant/après et a réalisé l’évaluation de l’expérimentation.

12

collèges ont répondu positivement à cette expérimentation

5

collèges ont accueilli l’expérimentation

980

élèves ont participé à l’action de prévention

22

ateliers réalisés entre
septembre 2018 et avril 2019

MÉTHODOLOGIE

Illustration stratégie

Public ciblé
Les collégiens (6ème et 5ème)

Problématique
L’importance du mouvement pour le dos et le risque de la position assise prolongée.

Message à transmettre
VOUS ÊTES SOUVENT ASSIS ! BOUGEZ !

Méthode d’apprentissage
L’expérimentation sur soi, le ressenti pendant la démarche de recherche et lors de la réflexion; les conditions de l’expérience et les résultats devront être testés sur l’élève lui-même à la suite de ses propres hypothèses concernant les maux de dos (learning by doing).

RÉSULTATS ATTENDUS
Les objectifs de l’intervention sont donc de responsabiliser les élèves et de leur faire prendre conscience qu’ils sont acteur de leur santé. Etant une population à risque car très souvent et très longtemps assis, les élèves auront l’occasion de se questionner sur leurs postures et les bonnes habitudes à adopter.

RAPPORT BASÉ SUR 29 HEURES D’ATELIERS
Dans le cadre de la démarche qualité, les interventions se terminaient par une évaluation du niveau de compréhension.
Ainsi, 980 questionnaires ont été remplis puis analysés par l’URPS MK HDF.

La prévention des maux de dos dans les collèges de la MEL : les résultats obtenus

Avant : les croyances Après : la certitude
Avant l'atelier, 25% des enfants pensaient que la colonne vertébrale était totalement droite 84,4% ont ensuite bien répondu. En effet, la colonne vertébrale n'est pas totalement droite.
Parmi les élèves interrogés, 40% pensaient que l'équitation était un sport dangereux pour le dos. 81,5% des enfants ont répondu que l'équitation n'était finalement pas un sport dangereux.
26,8% des collégiens ayant participé à l'atelier pensaient que la seule raison au mal de dos chez un enfant était un cartable trop lourd. 88,5% des enfants ne pensent plus que la seule raison du mal de dos est un cartable trop lourd.
41,3% des enfants interrogés pensaient qu'il ne fallait absolument pas bouger lors d'un mal de dos. 91,4% des collégiens penseront à bouger même lorsqu'ils auront un mal de dos.
44,3% pensaient qu'il existait des mouvements interdits (comme l’extension lombaire) pour préserver le dos. Après l'atelier, ils ne sont plus que 16,6% à penser qu'il existe des mouvements dangereux pour le dos.
Près de 26% des élèves ne savaient pas ce qu'était réellement une colonne vertébrale. 83,9% des élèves savent à présent ce qu'est une colonne vertébrale.
28,3% des enfants estiment qu'il est impossible de s'assoir correctement sur les chaises de l'école. 69,5% des collégiens savent comment bien s'assoir.

83,1 % des élèves ayant participé à l’atelier vont parler de leur expérience à leur entourage.
84,1 % des élèves ayant participé à l’atelier pensent pouvoir apporter des changements dans leur vie quotidienne pour protéger leur dos.

« L’enfant nous demande de l’aider à agir tout seul. » – Maria Montessori

L’intervention d’un kinésithérapeute aux collèges semble être un moyen irréfutable pour sensibiliser les jeunes enfants aux bonnes postures.